Puis le lendemain , direction Toronto en avion (dans la province de l'Ontario, dans l'est du Canada). Départ vers 14h30 de Paris et arrivée à 18h30 heure locale. Sachant que le décalage horaire est de - 6 heures par rapport à la France, cela fait environ 0h30 heure française.
Ce long voyage aurait pu s'arrêter là,... mais non. Les douaniers canadiens m'ont gardé à peu près 4 heures de plus. En fait, ils ne comprenaient pas ce que je venais faire au Canada (si c'était pour travailler, si c'était un stage, si c'était une formation, si j'étais étudiant...). Il m'a été très difficile de leur expliquer ma situation car cela est un peu ambigüe : fonctionnaire en France, étudiant ici. Or ils me demandaient de nombreux documents que je ne pouvais fournir : carte professionnelle de professeur (ici ils en ont une !), examens médicaux, "rapport de police", relevé de notes (apparemment ici tout le monde a ce genre de document qui les suit toute leur vie !), convention officielle d'échange (l'ordre de mission ne suffisait pas !), n° de téléphone de mes contacts sur Edmonton (bien sûr je n'avais que des adresses mail !)...
Autres faits : ma signature n'était pas la même entre le passeport et la papier d'admission + la connexion sur mon ordinateur portable n'est pas à mon nom + l'écran de mon ordinateur est poussiéreux (leur donnant l'idée que je ne l'utilise pas !)... Beaucoup de choses louches pour eux ! J'avais juste l'impression que tout élément allait contre moi. Pourtant je gardais mon calme face à des gens qui étaient assez antipathiques. Heureusement mes cours sur l'ordinateur (bien classés selon eux) leur confirment que je suis bien professeur en France.
Après plusieurs heures d'attentes, de fouilles et d'interrogatoires (avec différentes personnes), ils me fixent un rendez-vous pour le lendemain en m'expliquant bien que je n'ai toujours pas mon admission valide au Canada. Il fallait que j'ai d'ici là le numéro de téléphone d'un de mes contacts sur place.
Bien évidemment, Gabi, un ami qui devait venir me chercher, était déjà reparti chez lui... Du coup, je prends un taxi en espérant qu'il soit chez lui. Ouf ! Il est bien là ! Mais ma journée ne s'arrête pas de suite car je dois de suite envoyer des mails à mes contacts de l'université d'Edmonton pour avoir leur numéro de téléphone.
Le lendemain, je regarde mes mails dès mon réveil. Ouf ! Lucille (ma référente à Edmonton) m'avait répondu. Du coup, direction l'aéroport. Là, les douaniers appelent Lucille pour qu'elle leur explique ma situation. Mais maintenant, un autre examen avec le "supervisor" (= chef de service) où je dois tout réexpliquer depuis le début. Et là, il me dit d'attendre car il doit vérifier la législation canadienne pour voir si mon admission est possible ou pas. Petit moment d'angoisse en le regardant feuilleter un livre énorme... Au bout de plusieurs minutes, la délivrance ! Mon admission est possible ! Bienvenue au Canada !
En fait, en y réfléchissant bien, mes 2 premières expériences au Canada (il y a quelques années au Québec) s'étaient passées de la même manière... avec quelques difficultés ! Mais ne rigolez pas, je ne suis pas le seul. Karine, qui fait le même échange que moi mais à Vancouver, a eu également des difficultés à son arrivée. C'est vrai son admission a été plus rapide car elle avait tout de même des numéros de téléphone de ses contacts sur place.
"Anyway" comme on dit ici.... c'est pas grave. Cela fait juste des choses rigolotes à raconter et forge l'expérience !
Désolé pour la longueur de l'article...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires